Mal à la tête?

Salut à tous !

Aujourd’hui, une petite vidéo un peu moins matos et un peu plus lutherie, il s’agit de recoller la tête d’une guitare, cassée lors d’une chute.

Nick quasi sans tête

C’est probablement la cause n°1 de réparation chez Gibson, car l’angle que forme la tête avec le manche fait supporter une bonne partie du choc à la jonction tête/manche, et généralement ça casse. C’est là où l’on se dit que les choix de Fender n’étaient pas idiots…

Ici, on a le cas d’une guitare classique, mais les même conseils seraient valides pour une guitare folk ou électrique.

Plus un mot, je vous laisse avec la vidéo.

A plus, n’hésitez pas à me dire dans les commentaires si ce type de contenu vous intéresse ou si vous préférez les articles sur les gadgets et les améliorations à apporter à sa guitare…

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Oui, j’hiberne.

Ça, c’est moi qui suis en train de réfléchir à mon prochain sujet.

Oui, j’hiberne.

Entre les terribles nouvelles de cette fin d’année, le froid qui s’installe (pas trop par chez moi, mais quand même), une formation professionnelle a suivre (très intense) tout en continuant une petite activité d’auto-entrepreneur, la perte de mon Pikmax dont je voulais faire une review et ma tendance naturelle à procrastiner plus que de raison, ça fait bien longtemps que vous n’avez pas eu de news.

Alors…
Souvent, j’ai pensé à vous.
Souvent, je me suis dit qu’il fallait que je vous donne quelques nouvelles.
Souvent, j’ai mis en favori quelque gadget magnifique ou foireux (le deux ont leur intérêt) ou un bel article sur un nouveau câblage/réglage/tuto (ne rayez aucune mention, elles sont toutes utiles).

Mais jamais, je ne vous les fis partager.

J’ai même interrompu ma dernière vidéo en plein milieu, vous laissant dans un désarroi qu’on estimera légitime et injuste à la fois.

Pour tout cela, je vous prie de m’excuser. Je vous dirais bien que je ne le referai plus, mais ce serait faire une promesse bien intenable…

Allez, haut les cœurs, c’est Noël. A tous mes proches qui ont perdu des proches, je vous embrasse.

A tous ceux qui suivent ce blog et ses vidéos, merci, merci, merci. J’apprécie chaque commentaire à sa grande valeur.

A ceux qui se demandent si je vais finir le boulot, la réponse est oui, c’est par ici.

A tous ceux qui aiment la musique en général et le rock en particulier, deux vidéos qui m’ont marqué ces dernières semaines, alors je vous les file.

L’hypnotique Witch Doctor, de De Staat, qui ne quittait pas ma tête juste avant qu’une bande d’abrutis ne décide de tuer des gens.

et la musique qui ne quitte pas ma tête depuis, parce que mon cerveau fait de la résistance.

Je sais pas vous, mais moi, une vidéo avec Josh Homme, Dave Grohl et Jack Black avec des perruques, ça me fait la journée, sans compter que la musique est chouette.

Oui, j’emploie des formules surannées, c’est ma défense.
Joyeuses fêtes à tous.

De retour, sans fioritures.

Bon ben me revoilà.

Je sais, j’ai mis du temps, j’ai eu quelques trucs à gérer. Alors, pas de blabla, on rentre direct dans le sujet : une nouvelle vidéo.

Cette fois-ci, je continue mon oeuvre d’amélioration d’une guitare de bas de gamme afin de la rendre jouable, sinon géniale.

la LTD VIPER-10, pas assez bien pour Môôôôsieur mon fils.

Mon grand fils ayant décidé que la guitare que je lui avais acheté il y a 2 ans (une LTD VIPER 10 un poil abimée) n’étais pas assez fun – entendez par là : n’avait pas de vibrato – j’ai donc décidé de lui passer cette merveille présentée plus haut.

Du coup, il voulais une plaque bleue, et je ne pouvais pas le laisser s’écorcher les mains sur un vibrato aussi moisi.

Voici donc la 1ère partie de la transformation de la bête : la plaque et les micros.

Comme vous le verrez, je ne suis pas au bout de mes peines, et la 2ème partie qui parlera du changement du vibrato vous montrera qu’on ne peut être sûr de rien en ce bas monde.

La suite, qui est déjà tournée, arrive très bientôt. Joyeux Halloween, ho, ho, ho !

Au chevalet d’une guitare classique.

Oui, c’est décidé, vous aurez droit à un jeu de mot pourri par article.

Double-face-palmBon, ceci étant fait, passons aux choses sérieuses.

J’ai – enfin – réparé le chevalet de la guitare classique qui se languissait sur mon établi depuis des mois.

J’ai fait une petite vidéo, que vous trouverez en bas de ce billet, mais parlons un peu de la procédure…

Tout d’abord, il faut retirer les excédents d’ancienne colle et autres salissures qui vont mettre en danger l’adhérence de votre colle à vous. De l’alcool ménager (si la guitare n’est pas coûteuse et ancienne, donc pourvue d’un vernis nitrocellulosique, sinon du pétrole désaromatisé), de l’huile de coude, un ciseau à bois bien affûté et du papier de verre pourront venir à bout de ces gêneurs.

Ne pas oublier de masquer les parties ne devant pas être touchées, avec du scotch de masquage de peintre par exemple.

LA Titebond.

J’utilise une colle bien connue des luthiers, la Titebond, qui a le mérite d’être assez permissive (on peut repositionner pendant quelques minutes), facile à utiliser (les bavures se retirent au chiffon humide) et très solide. Elle est aujourd’hui disponible en France à des tarifs raisonnables. Non, j’ai pas d’action chez eux. Ni chez personne, d’ailleurs.

Si vous êtes puristes, vous pouvez utiliser de la colle de peau, mais c’est moins pratique. Ceci dit, bien qu’elle soit originellement sous forme de cristaux à diluer on la trouve aujourd’hui sous forme directement liquide. Oui, toujours par les mêmes.

Une colle à bois standard pourra aussi faire l’affaire, si vous n’êtes pas trop regardant.

Ensuite, la partie la plus délicate consiste à maintenir le chevalet en place, et là il n’y a pas 50 solutions : il vous faut des serres-joints adaptés.

Quels beaux serre-joints…

Autant vous dire qu’après avoir voulu les fabriquer moi-même, j’ai renoncé par paresse, et j’ai fini par les acheter. Au prix où c’est, ça reste possible.

Attention : quand je les ai commandés chez Luthier Online, les modèle présenté était trop court pour  la rosace d’une classique. Ils ont eu l’élégance de m’en renvoyer de plus adaptés, bravo à eux, et précisez bien pour quel usage ou type de guitare c’est prévu, vous éviterez les déconvenues et les retards.

Le gros truc, c’est qu’il faut un bon point d’appui sous la table, et que les choses se compliquent à cause du barrage.

Pour y remédier, j’ai honteusement pompé les idées de chez Stewmac, que le grand manitou Dan Erlewine explique bien mieux que moi pour le peu que vous soyez anglophone. grosso modo, on triche avec du polystyrène. Oui, c’est expliqué aussi dans ma vidéo qui suit.

Une fois que tout est en place, qu’on a bien serré le chevalet et essuyé les bavures de colle, on laisse sécher le temps recommandé et puis c’est tout !

Attention à ne pas oublier la cale placée sous la table, sinon la guitare sonne moins bien. Ne riez pas, ça m’est arrivé.

Enfin, vous pouvez vous accorder selon les recommandation de mon héros habituel, Didier Duboscq.

La vidéo est disponible par ici, bien que j’explique la même chose dans ma propre vidéo, que voici :

Comme d’habitude, si vous consultez cet article par mail, c’est pas dispo, alors cliquez ici.

Bon week-end prolongé à tous !