Le Pykmax, on en parle…

Salut à tous !

Bon, j’ai pas été très actif ces derniers jours, car j’ai eu deux semaines un peu pénibles (pas pris pour un boulot super-intéressant, pour lequel on m’a fait un peu marner 3 mois 1/2, relance de la procédure « trouver un job au plus vite » etc.).

Moi, ces dernières semaines…

Je ne vous oublie pas, mais là j’ai piscine, comme disait l’autre.

Alors un petit truc à se mettre sous la dent : je vous parle depuis quelque temps du Pykmax, que j’ai depuis Noël, et il faut que je vous fasse un test vidéo, même si je joue comme une crêpe mal cuite.

Et je viens de voir passer ça, donc je vous l’envoie, ça vous permettra d’avoir l’avis d’un gars bien meilleur que moi, mais je pense qu’on arrive aux même conclusions, vu que Guitar World recommande le bestiau.

Sans plus attendre, la vidéo de Paul Riario, qui s’essaye à ce tout nouveau médiator, qui je suis sûr va en tenter plus d’un.

Bonne semaine à tous !

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Sous inFluence.

Mais c’est quoi ce truc?

Bon, il est temps que je vous parle de micros.

Changer un micro a été la première modification que j’aie jamais faite sur une guitare.

Aria

Le mien était en noir, mais bon…

Ma vieille Aria Pro II s’en souvient, j’ai remplacé le micro chevalet anémique par un Seymour Duncan Hot Rails (et un switch pour avoir 3 options : humbucker, single coil et hors phase). Enfin un gros son ! Et un tout petit, histoire d’avoir un truc zarbi.

Puis, un copain m’en ayant filé un, j’ai remplacé le micro manche anémique par un joli Lace Sensor de très probablement sorti d’une Fender (ils en avaient l’exclusivité de 1987 à 1996), que j’ai affreusement peint en noir (sinon, en blanc, ça aurait fait vraiment trop moche). Je crois me rappeler que c’était un Silver, ou un Gold.

Voilà, le cap était franchi. Changer un micro est très aisé, il suffit de savoir se servir d’un tournevis et d’un fer à souder (de moins en moins, ceci dit, des solutions sans soudure émergeant de plus en plus).

Alors, par lequel commencer? Peut-être par les seuls micros que j’installerai désormais sur mes guitares, tant le projet est prometteur. Le prjet? Que dis-je?!?… ils sont déjà là !

Fisman est un fabricant renommé dans les micros et solutions d’amplification… pour guitare acoustique ! Mais pas que.

Un bien beau vibrato piezo…

En ce qui concerne la guitare électrique, ils ont une gamme très conséquente de chevalets piezo  (au cas où avoir les sonorités d’une acoustique sur votre électrique vous tente), un contrôleur midi qui semble faire l’unanimité, et ils viennent de révolutionner le micro traditionnel avec leur gamme Fluence.

Larry Fishman et son équipe se sont penchés sur ce qui faisait la magie d’un micro pour guitare.

Et justement, c’est ça qui les a chiffonnés : même avec des processus de production très calibrés, la variance des matériaux utilisés (le fil de cuivre en particulier) fait qu’il n’y a quasiment pas deux micros qui sonnent pareil, bien qu’identiques sur le papier.

Rappelons le fonctionnement de base d’un micro : un fil de cuivre est enroulé autour d’une pièce en plastique afin de créer une bobine.

Au milieu de cette bobine, on place un ou plusieurs conducteurs qu’on va aimanter afin de transformer, par la magie de la loi de Lenz-Faraday, les vibrations d’une corde placée devant en léger courant électrique, qui sera transmis à l’ampli.

Le corollaire de cette loi montre d’ailleurs que ce courant crée un champ induit qui s’oppose au mouvement initial, ce qui explique pourquoi on a moins de sustain en approchant trop les cordes des micros. C’est fou, la physique.

Le type et la qualité de la bobine on un impact majeur sur le son qui en résulte, et l’impossibilité de créer deux bobines identiques (au mieux, on fait deux micros de même impédance) fait qu’on obtient jamais deux micros au son rigoureusement identique.

C’est la question que se sont posé les gens de chez Fishman : comment réduire le facteur hasard de la production d’un micro, afin de pouvoir reproduire à l’infini la même « magie » d’un micro à l’autre, une fois qu’on l’a synthétisée?

Et ils ont trouvé.

La bobine n’est pas reproductible? En enroulant un fil, non. Mais si on IMPRIME la bobine, on devrait réussir à obtenir un résultat constant, en imprimant une bobine sur une « feuille », et en superposant les feuilles, connectées entre elles pour former une bobine aux caractéristiques recherchées.

Et c’est ainsi qu’ils ont fait des tas d’essais :

Voilà à quoi ressemble une bobine imprimée.

 

– longueur de la « piste » en cuivre

– nombre de tours par couche

– nombre et épaisseur de chaque « couche » superposée

et ils sont finalement arrivés à la structure suivante :

48 couches superposées, une pièce de séparation et 48 autres couches, mais avec les bobines imprimées dans l’autre sens.

Oui, comme un humbucker : pour supprimer la ronflette.

En mettant des aimants au milieu de cette bobine, ils ont donc obtenir un micro parfait. Sans la moindre personnalité.

Ils ont donc ensuite analysé les meilleurs micros sur lesquels ils pouvaient mettre la main et on analysé leur signature magnétique et leur courbe de réponse, qu’il ont ensuite reproduit sur leur « monstre ».

Mieux : ils ont la capacité de donner à leur micro les capacités d’un micro alliées à celle d’un autre, le tout étant modifiable à la volée.

Oui, vous avez bien lu : à la volée, en appuyant sur un sélecteur qui va appliquer différents « profils ».

Les bénéfices sont énormes :

– les micros sont identiques, quel que soit l’exemplaire que vous achetez

– vous avez accès à des sonorités mythiques, chaque micro ayant 2 « voicings » pré-établis, correspondant bien évidemment au type de micro  que vous recherchez : il y a des typés strat, métal, classic Humbucker etc.

Type humbucker « moderne »

Type humbucker « classique »

Type « Stratocaster »

– pas de parasites, pas de ronflette, mais sans atténuer la brillance comme le fait un humbucker normal

– pas de perte de signal sur de longues distance ni en baissant le volume, car les micros sont pré-amplifiés, et le préampli fait office de buffer

L’inconvénient : la pile. Qui dit préampli (afin de donner du caractère au micro), dit alimentation.

Bon, ils fournissent un kit avec une batterie qui se recharge sur USB (qui n’a pas de portable aujourd’hui), et la batterie tient 250 heures, ou sinon vous pouvez utiliser la traditionnelle pile de 9V.

Ils fournissent aussi des plaques arrières pour la recharge et tout un tas de gadgets utiles que vous trouverez sur leur site.

Allez, on y va pour quelques vidéos, parce que sinon c’est pas fun.

La vidéo de présentation, tout d’abord.

Ensuite, comme je vois qu’Audiofanzine vient d’en faire le test, je vous envoie sur leur truc.

En ce qui me concerne, la vrai évolution serait de pouvoir choisir plus de sons, puisque tout est possible. Pourquoi ne pas avoir accès à tous les voicings, voire d’en fabriquer soi-même?

Le jour où ils font ça, je pense que je laissera tomber ma Variax. Ou pas.

Allez, a plus tard, et une pensée très émue pour B.B. King qui nous a quittés. Non, mieux, une vidéo.

 

Au chevalet d’une guitare classique.

Oui, c’est décidé, vous aurez droit à un jeu de mot pourri par article.

Double-face-palmBon, ceci étant fait, passons aux choses sérieuses.

J’ai – enfin – réparé le chevalet de la guitare classique qui se languissait sur mon établi depuis des mois.

J’ai fait une petite vidéo, que vous trouverez en bas de ce billet, mais parlons un peu de la procédure…

Tout d’abord, il faut retirer les excédents d’ancienne colle et autres salissures qui vont mettre en danger l’adhérence de votre colle à vous. De l’alcool ménager (si la guitare n’est pas coûteuse et ancienne, donc pourvue d’un vernis nitrocellulosique, sinon du pétrole désaromatisé), de l’huile de coude, un ciseau à bois bien affûté et du papier de verre pourront venir à bout de ces gêneurs.

Ne pas oublier de masquer les parties ne devant pas être touchées, avec du scotch de masquage de peintre par exemple.

LA Titebond.

J’utilise une colle bien connue des luthiers, la Titebond, qui a le mérite d’être assez permissive (on peut repositionner pendant quelques minutes), facile à utiliser (les bavures se retirent au chiffon humide) et très solide. Elle est aujourd’hui disponible en France à des tarifs raisonnables. Non, j’ai pas d’action chez eux. Ni chez personne, d’ailleurs.

Si vous êtes puristes, vous pouvez utiliser de la colle de peau, mais c’est moins pratique. Ceci dit, bien qu’elle soit originellement sous forme de cristaux à diluer on la trouve aujourd’hui sous forme directement liquide. Oui, toujours par les mêmes.

Une colle à bois standard pourra aussi faire l’affaire, si vous n’êtes pas trop regardant.

Ensuite, la partie la plus délicate consiste à maintenir le chevalet en place, et là il n’y a pas 50 solutions : il vous faut des serres-joints adaptés.

Quels beaux serre-joints…

Autant vous dire qu’après avoir voulu les fabriquer moi-même, j’ai renoncé par paresse, et j’ai fini par les acheter. Au prix où c’est, ça reste possible.

Attention : quand je les ai commandés chez Luthier Online, les modèle présenté était trop court pour  la rosace d’une classique. Ils ont eu l’élégance de m’en renvoyer de plus adaptés, bravo à eux, et précisez bien pour quel usage ou type de guitare c’est prévu, vous éviterez les déconvenues et les retards.

Le gros truc, c’est qu’il faut un bon point d’appui sous la table, et que les choses se compliquent à cause du barrage.

Pour y remédier, j’ai honteusement pompé les idées de chez Stewmac, que le grand manitou Dan Erlewine explique bien mieux que moi pour le peu que vous soyez anglophone. grosso modo, on triche avec du polystyrène. Oui, c’est expliqué aussi dans ma vidéo qui suit.

Une fois que tout est en place, qu’on a bien serré le chevalet et essuyé les bavures de colle, on laisse sécher le temps recommandé et puis c’est tout !

Attention à ne pas oublier la cale placée sous la table, sinon la guitare sonne moins bien. Ne riez pas, ça m’est arrivé.

Enfin, vous pouvez vous accorder selon les recommandation de mon héros habituel, Didier Duboscq.

La vidéo est disponible par ici, bien que j’explique la même chose dans ma propre vidéo, que voici :

Comme d’habitude, si vous consultez cet article par mail, c’est pas dispo, alors cliquez ici.

Bon week-end prolongé à tous !

 

Bon, j’ai un peu menti.

Oui, j’avoue, j’ai menti.

Je vous ai promis de passer plus souvent pour vous donner des nouvelles, et je ne l’ai pas fait.

J’ai pris la bonne résolution pour 2015 d’être plus régulier sur mes posts, et voyez le résultat : ça fait 15 jours que je n’ai rien posté.

Oui, j’ai honte. Mais c’est bon, la honte.

Bon, puisque j’ai grave la flemme de continuer mon passionnant article sur l’ergonomie, que j’ai pas monté les vidéos de mon recollage de chevalet et que j’ai pas envie de vous parler des incroyables micros Fluence de chez Fishman, ben je vous jette en pâture un petit truc absolument inutile : un kickstarter pour une installation qui vous permettra de mettre des lasers sur votre gratte.

L’effet est absolument merdique (ça éclaire les doigts, Wooo!), le bitoniau encombrant sur la guitare, mais ils ont réussi à financer leur projet, grâce à 32 inconscients* qui leur ont permis d’atteindre les 7000$ d’objectif…

Oui, j’ai honte, mais c’est pas grave.

Bonne semaine à tous !

* en fait, c’est peut-être juste des personnes qui ont très mauvais goût, ou Steve Vai**.

** je me moque, mais j’adore Steve Vai.