Au chevalet d’une guitare classique.


Oui, c’est décidé, vous aurez droit à un jeu de mot pourri par article.

Double-face-palmBon, ceci étant fait, passons aux choses sérieuses.

J’ai – enfin – réparé le chevalet de la guitare classique qui se languissait sur mon établi depuis des mois.

J’ai fait une petite vidéo, que vous trouverez en bas de ce billet, mais parlons un peu de la procédure…

Tout d’abord, il faut retirer les excédents d’ancienne colle et autres salissures qui vont mettre en danger l’adhérence de votre colle à vous. De l’alcool ménager (si la guitare n’est pas coûteuse et ancienne, donc pourvue d’un vernis nitrocellulosique, sinon du pétrole désaromatisé), de l’huile de coude, un ciseau à bois bien affûté et du papier de verre pourront venir à bout de ces gêneurs.

Ne pas oublier de masquer les parties ne devant pas être touchées, avec du scotch de masquage de peintre par exemple.

LA Titebond.

J’utilise une colle bien connue des luthiers, la Titebond, qui a le mérite d’être assez permissive (on peut repositionner pendant quelques minutes), facile à utiliser (les bavures se retirent au chiffon humide) et très solide. Elle est aujourd’hui disponible en France à des tarifs raisonnables. Non, j’ai pas d’action chez eux. Ni chez personne, d’ailleurs.

Si vous êtes puristes, vous pouvez utiliser de la colle de peau, mais c’est moins pratique. Ceci dit, bien qu’elle soit originellement sous forme de cristaux à diluer on la trouve aujourd’hui sous forme directement liquide. Oui, toujours par les mêmes.

Une colle à bois standard pourra aussi faire l’affaire, si vous n’êtes pas trop regardant.

Ensuite, la partie la plus délicate consiste à maintenir le chevalet en place, et là il n’y a pas 50 solutions : il vous faut des serres-joints adaptés.

Quels beaux serre-joints…

Autant vous dire qu’après avoir voulu les fabriquer moi-même, j’ai renoncé par paresse, et j’ai fini par les acheter. Au prix où c’est, ça reste possible.

Attention : quand je les ai commandés chez Luthier Online, les modèle présenté était trop court pour  la rosace d’une classique. Ils ont eu l’élégance de m’en renvoyer de plus adaptés, bravo à eux, et précisez bien pour quel usage ou type de guitare c’est prévu, vous éviterez les déconvenues et les retards.

Le gros truc, c’est qu’il faut un bon point d’appui sous la table, et que les choses se compliquent à cause du barrage.

Pour y remédier, j’ai honteusement pompé les idées de chez Stewmac, que le grand manitou Dan Erlewine explique bien mieux que moi pour le peu que vous soyez anglophone. grosso modo, on triche avec du polystyrène. Oui, c’est expliqué aussi dans ma vidéo qui suit.

Une fois que tout est en place, qu’on a bien serré le chevalet et essuyé les bavures de colle, on laisse sécher le temps recommandé et puis c’est tout !

Attention à ne pas oublier la cale placée sous la table, sinon la guitare sonne moins bien. Ne riez pas, ça m’est arrivé.

Enfin, vous pouvez vous accorder selon les recommandation de mon héros habituel, Didier Duboscq.

La vidéo est disponible par ici, bien que j’explique la même chose dans ma propre vidéo, que voici :

Comme d’habitude, si vous consultez cet article par mail, c’est pas dispo, alors cliquez ici.

Bon week-end prolongé à tous !

 

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