De retour, sans fioritures.

Bon ben me revoilà.

Je sais, j’ai mis du temps, j’ai eu quelques trucs à gérer. Alors, pas de blabla, on rentre direct dans le sujet : une nouvelle vidéo.

Cette fois-ci, je continue mon oeuvre d’amélioration d’une guitare de bas de gamme afin de la rendre jouable, sinon géniale.

la LTD VIPER-10, pas assez bien pour Môôôôsieur mon fils.

Mon grand fils ayant décidé que la guitare que je lui avais acheté il y a 2 ans (une LTD VIPER 10 un poil abimée) n’étais pas assez fun – entendez par là : n’avait pas de vibrato – j’ai donc décidé de lui passer cette merveille présentée plus haut.

Du coup, il voulais une plaque bleue, et je ne pouvais pas le laisser s’écorcher les mains sur un vibrato aussi moisi.

Voici donc la 1ère partie de la transformation de la bête : la plaque et les micros.

Comme vous le verrez, je ne suis pas au bout de mes peines, et la 2ème partie qui parlera du changement du vibrato vous montrera qu’on ne peut être sûr de rien en ce bas monde.

La suite, qui est déjà tournée, arrive très bientôt. Joyeux Halloween, ho, ho, ho !

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On reparle des Fishman Fluence.

Il fait trop chaud pour travailler.

Alors avant d’aller replonger dans ma splendide piscine avec Barbara et Pamela, je vous renvoie à un petit test au sujet des micros Fishman Fluence.

C’est Premier Guitar qui teste le modèle humbucker, c’est en anglais et c’est par là.

Pour ceux qui ne causent pas anglais, cliquez juste sur le lien soundcloud en-dessous de la photo dans l’article, ou plus simplement par ici.

Assez savoureux, non?

Grosso modo, c’est un incréduble qui s’y est essayé, et il a été très convaincu par les sons.

Il a été en revanche moisn emballé par le look et le besoin d’alimentation, qui sont les deux reproches principaux que je ferai aussi à ces petites merveilles dont je vous parlais par là. En effet, quand on a réussi à avoir des micros aussi magnifiquement typés « vintage » (mais pas que, si vous avez lu mon article précédent), c’est dommage de leur donner un look moderne.

Pour ce qui est de l’alimentation, là, y’a rien à faire, c’est intrinsèque au procédé…

Allez, bon bain à tous !

Un cadeau idéal pour mon non-anniversaire.

Vous connaissez évidemment le Polytune.

Non ?

polytune-2-smallBon, en gros c’est un accordeur au format pédale des plus pratiques et révolutionnaires, car il vous permet de voir la jus
sse de toutes vos cordes en même temps, vous faisant gagner un temps précieux.

En gros : vous strummez toutes les cordes, elles s’affichent toutes à l’écran constitué de leds et vous voyez en un coup d’œil lesquelles sont désaccordées, ainsi que leur hauteur par rapport à l’accord.

La force du truc, c’est que dès que vous en modifiez une, l’appareil switche immédiatement sur une vue plus classique ne concernant que la corde en question.

C’est bien, c’est beau, c’est boche.

Ah. On me fait signe à l’oreillette que c’est danois, en fait.

Bon, bref, si vous ne deviez garder qu’un accordeur sur votre pedalboard, ce serait probablement celui-ci.

A propos de pedalboard, nos amis danois se sont dit que certains apprécieraient que l’accordeur ne prenne pas trop de place parce que, bon, c’est quand même pas le truc le plus important…

Qu’à cela ne tienne, ils en ont sorti une version plus petite, toute mignonne, j’ai nommé : le Polytune mini. Ils ont d’ailleurs toute une série de pédales à ce format, et franchement elles sont toutes trop choupinettes.

Franchement, il est pas chou, le mini?

Franchement, il est pas chou, le mini?

« C’est bien joli tout ça, mais ça prend encore de la place sur le pedalboard », allez-vous me rétorquer à raison.

Mais bon, on arrête pas un danois en si bon chemin.

« Si on en faisait un clip? » Se sont-ils dit… Et là, ils ont bossé grave.

Une petite idée de la taille des composants...

Une petite idée de la taille des composants…

Je vous laisse le soin de découvrir la vidéo qui en parle, mais en gros, pour caser un truc aussi fou dans un espace aussi réduit (10 fois plus serré que sur l’original), il a fallu faire beaucoup bosser les ingés, et empiler plusieurs couches de circuits imprimés.

Ça fonctionne exactement comme l’original, avec quelques petites ruses en plus (genre le retournement automatique de l’affichage pour permettre de le placer dans le sens qui convient le mieux).

Au finish, on a probablement l’accordeur de tête le plus sexy jamais créé. Peut-être pas le plus discret, mais bon, on a rien sans rien.

je préfère derrière la tête, moi...

je préfère derrière la tête, moi…

TC PolyTune Clip angles-630-80

le truc sous tous les angles…

Ah oui, ça va coûter dans les 49€. Je n’ai pas trouve comment il s’alimente, et je ne suis pas sûr que les finitions vintages (donc avec un vernis cellulosique) apprécient beaucoup le caoutchouc du clip (dans le doute, ne ruinez pas une gratte à 15000€).

Ah, tiens, comme d’hab, j’ai été trop fainéant, Audiofanzine vient de dégainer un article- et un test – sur le bestiau avant moi, je vous propose donc d’aller le lire par là.

Allez, a plus !

 

 

Du midi dans ta folk.

Bon, tout le monde l’a vu passer depuis plus d’une semaine, mais pour les quelques retardataires qui auraient passé les 10 derniers jours loin de leur écran, voici le gros buzz du moment : une interface midi à coller sur une guitare acoustique, l’ACPAD  :

l’ACPAD, pour ACoustic PAD j’imagine…

C’est une campagne kickstarter qui va à mon avis boucler très vite ses objectifs, au rythme où l’on voit se répandre la nouvelle dans toute la presse spécialisée et plus particulièrement sur Facebook.

En long, en large et en travers, voici les spécifications de la bête :

– c’est une plaque à coller sur la table (c’est plus pratique à manipuler, sur la table…)
– midi par USB et sans fil
– batterie rechargeable intégrée, mais on peut la laisser branchée pour une session en studio
– capteurs de vélocité et pas de latence (ils disent tous ça)
– ne perturbe pas les qualités acoustiques de la guitare, ne faisant que 2 mm d’épaisseur (alors là, je demande vraiment à voir, car c’est tout à fait impossible)
– futures version customisables (bois, blanc, noir…), au cas où le look TRON ne vous plaise pas.

la vidéo que vous avez probablement tous vue est par ici.

En ce qui me concerne, je trouve l’idée bien plus intéressante sur une guitare électrique, mais bon, il en faut pour tous les goûts 🙂

Le lien vers le biniou? Mais bien sûr… c’est par ici.

 

Sous inFluence.

Mais c’est quoi ce truc?

Bon, il est temps que je vous parle de micros.

Changer un micro a été la première modification que j’aie jamais faite sur une guitare.

Aria

Le mien était en noir, mais bon…

Ma vieille Aria Pro II s’en souvient, j’ai remplacé le micro chevalet anémique par un Seymour Duncan Hot Rails (et un switch pour avoir 3 options : humbucker, single coil et hors phase). Enfin un gros son ! Et un tout petit, histoire d’avoir un truc zarbi.

Puis, un copain m’en ayant filé un, j’ai remplacé le micro manche anémique par un joli Lace Sensor de très probablement sorti d’une Fender (ils en avaient l’exclusivité de 1987 à 1996), que j’ai affreusement peint en noir (sinon, en blanc, ça aurait fait vraiment trop moche). Je crois me rappeler que c’était un Silver, ou un Gold.

Voilà, le cap était franchi. Changer un micro est très aisé, il suffit de savoir se servir d’un tournevis et d’un fer à souder (de moins en moins, ceci dit, des solutions sans soudure émergeant de plus en plus).

Alors, par lequel commencer? Peut-être par les seuls micros que j’installerai désormais sur mes guitares, tant le projet est prometteur. Le prjet? Que dis-je?!?… ils sont déjà là !

Fisman est un fabricant renommé dans les micros et solutions d’amplification… pour guitare acoustique ! Mais pas que.

Un bien beau vibrato piezo…

En ce qui concerne la guitare électrique, ils ont une gamme très conséquente de chevalets piezo  (au cas où avoir les sonorités d’une acoustique sur votre électrique vous tente), un contrôleur midi qui semble faire l’unanimité, et ils viennent de révolutionner le micro traditionnel avec leur gamme Fluence.

Larry Fishman et son équipe se sont penchés sur ce qui faisait la magie d’un micro pour guitare.

Et justement, c’est ça qui les a chiffonnés : même avec des processus de production très calibrés, la variance des matériaux utilisés (le fil de cuivre en particulier) fait qu’il n’y a quasiment pas deux micros qui sonnent pareil, bien qu’identiques sur le papier.

Rappelons le fonctionnement de base d’un micro : un fil de cuivre est enroulé autour d’une pièce en plastique afin de créer une bobine.

Au milieu de cette bobine, on place un ou plusieurs conducteurs qu’on va aimanter afin de transformer, par la magie de la loi de Lenz-Faraday, les vibrations d’une corde placée devant en léger courant électrique, qui sera transmis à l’ampli.

Le corollaire de cette loi montre d’ailleurs que ce courant crée un champ induit qui s’oppose au mouvement initial, ce qui explique pourquoi on a moins de sustain en approchant trop les cordes des micros. C’est fou, la physique.

Le type et la qualité de la bobine on un impact majeur sur le son qui en résulte, et l’impossibilité de créer deux bobines identiques (au mieux, on fait deux micros de même impédance) fait qu’on obtient jamais deux micros au son rigoureusement identique.

C’est la question que se sont posé les gens de chez Fishman : comment réduire le facteur hasard de la production d’un micro, afin de pouvoir reproduire à l’infini la même « magie » d’un micro à l’autre, une fois qu’on l’a synthétisée?

Et ils ont trouvé.

La bobine n’est pas reproductible? En enroulant un fil, non. Mais si on IMPRIME la bobine, on devrait réussir à obtenir un résultat constant, en imprimant une bobine sur une « feuille », et en superposant les feuilles, connectées entre elles pour former une bobine aux caractéristiques recherchées.

Et c’est ainsi qu’ils ont fait des tas d’essais :

Voilà à quoi ressemble une bobine imprimée.

 

– longueur de la « piste » en cuivre

– nombre de tours par couche

– nombre et épaisseur de chaque « couche » superposée

et ils sont finalement arrivés à la structure suivante :

48 couches superposées, une pièce de séparation et 48 autres couches, mais avec les bobines imprimées dans l’autre sens.

Oui, comme un humbucker : pour supprimer la ronflette.

En mettant des aimants au milieu de cette bobine, ils ont donc obtenir un micro parfait. Sans la moindre personnalité.

Ils ont donc ensuite analysé les meilleurs micros sur lesquels ils pouvaient mettre la main et on analysé leur signature magnétique et leur courbe de réponse, qu’il ont ensuite reproduit sur leur « monstre ».

Mieux : ils ont la capacité de donner à leur micro les capacités d’un micro alliées à celle d’un autre, le tout étant modifiable à la volée.

Oui, vous avez bien lu : à la volée, en appuyant sur un sélecteur qui va appliquer différents « profils ».

Les bénéfices sont énormes :

– les micros sont identiques, quel que soit l’exemplaire que vous achetez

– vous avez accès à des sonorités mythiques, chaque micro ayant 2 « voicings » pré-établis, correspondant bien évidemment au type de micro  que vous recherchez : il y a des typés strat, métal, classic Humbucker etc.

Type humbucker « moderne »

Type humbucker « classique »

Type « Stratocaster »

– pas de parasites, pas de ronflette, mais sans atténuer la brillance comme le fait un humbucker normal

– pas de perte de signal sur de longues distance ni en baissant le volume, car les micros sont pré-amplifiés, et le préampli fait office de buffer

L’inconvénient : la pile. Qui dit préampli (afin de donner du caractère au micro), dit alimentation.

Bon, ils fournissent un kit avec une batterie qui se recharge sur USB (qui n’a pas de portable aujourd’hui), et la batterie tient 250 heures, ou sinon vous pouvez utiliser la traditionnelle pile de 9V.

Ils fournissent aussi des plaques arrières pour la recharge et tout un tas de gadgets utiles que vous trouverez sur leur site.

Allez, on y va pour quelques vidéos, parce que sinon c’est pas fun.

La vidéo de présentation, tout d’abord.

Ensuite, comme je vois qu’Audiofanzine vient d’en faire le test, je vous envoie sur leur truc.

En ce qui me concerne, la vrai évolution serait de pouvoir choisir plus de sons, puisque tout est possible. Pourquoi ne pas avoir accès à tous les voicings, voire d’en fabriquer soi-même?

Le jour où ils font ça, je pense que je laissera tomber ma Variax. Ou pas.

Allez, a plus tard, et une pensée très émue pour B.B. King qui nous a quittés. Non, mieux, une vidéo.

 

We all live with a silver submarine…

Alors là, j’avoue que je ne l’utiliserai pas (car je ne suis pas assez bon guitariste pour en faire quelque chose d’intéressant), mais je le trouve trop mignon, le submarine pickup :

On dirait VRAIMENT un sous-marin. Classe.

Cette petite bête se glisse sous les 2 cordes extrêmes de votre guitare (ou basse), que ce soit côté grave ou aigu. Il a 3 positions, un pour une seule corde, un pour les deux et enfin une position off.

C’est intéressant, même si n’importe quelle Variax est capable de presque la même chose, et bien plus.

Allez, je suis pas vache, voici une petite vidéo pour vous montrer la bestiole en action.

Pour les plus bling bling, il existe aussi en version dorée.

Ah, on me signale à l’oreillette que c’est un prototype et qu’ils ont besoin de sous pour le produire, une campagne kickstarter sera bientôt lancée. Vous pouvez vous inscrire à leur actualité par ici.

Il faudra attendre un peu, donc.

Ebola, il ne passera pas par moi…

Enfin j’espère, parce je me cogne encore la crève.

2 fois dans le mois, ça devient un peu lourd.

A propos d’être lourd, je vais donc insister sur l’installation d’un biniou midi sur une guitare, beaucoup plus légère que la dernière fois.

Promis, François Martin, je teste MidiGuitar de JamOrigin juste après, histoire d’aller du plus lourd au plus léger, et encore merci pour ton commentaire, ça fait toujours plaisir 😉

La voici, la voilà, l’installation du Triple Play de Fishman, qui a l’air vachement bien aussi, mais vachement cher.

Mais vachement bien quand même.

Et pour les mobiles, le lien vers la vidéo.

Tout ceci venant de Dominik Hardy de fret-time.com à qui j’ai honteusement rempompé la vidéo. Merci à lui pour son site, très intéressant quand on est pas réfractaire au midi et à la modélisation.

Sur ce, je retourne me faire un grog et au lit.

C… comment ça, « c’est juste pour boire du rhum » ?!?…

A-BSO-LU-MENT pas.

Du tout.