La rentrée? Pas encore.

Allez, avouez que vous auriez rêvé dire ça gamin(e).

Eh bien moi, je le dis : j’suis pas prêt. Les vacances et 2 plantages système sur mon PC m’ont bien mis dedans, alors je prends mon temps. Je copie des liens, je prépare des vidéos, mais cool.

Promis, vous aurez des news très bientôt.

Des vidéos, comme s’il en pleuv… enfin des vidéos, quoi.

Je vous sens déçu? Ok, une news sympatoche et un peu datée que vous avez peut-être raté cet été : on peut mettre un Floyd Rose sur une LP/SG.

Oui, je sais, c’est déjà fait, et c’est très laid.

Votre cœur saigne à chaque fois que vous regardez une Les Paul Axcess. Le mien aussi, je ne suis pas un sauvage. Mais après tout, chacun fait fait ce qu’il veut de son c… chevalet.

Non, moi je parle d’un truc pas moche, et presque aussi élégant qu’un Bigsby sur une Les Paul.

Floyd Rose a entendu nos pleurs, et à trouvé le moyen de nous rendre accessible (sans jeu de mot pourri) son célèbrte vibrato sans creuser dans nos jolies grattes de pépés du rock : le FRX Surface-Mounting Tremolo System !

Hein?

Rhaaa, vous cherchez la petite bête !

Bon, en gros, c’est un Floyd qui s’installe sur une Les Paul ou une SG (en gros toute gratte avec un système Stop-bar/Tune-o-matic), sans creuser dans le corps de la gratte, et qui a suffisamment de gueule pour pas vous filer une honte éternelle auprès de vos potes gratteux.

Bon, ceux qui ont un peu d’ouverture d’esprit, hein…

Allez, une petite vidéo de présentation par le master himself, c’est très cool :

J’oubliais : y’a rien à modifier, ça se met à la place du système Tune-o-matic, et ça coûte une blinde, comme tout Floyd qui se respecte.

Allez, avouez que c’est cool !

Au chevalet d’une guitare classique.

Oui, c’est décidé, vous aurez droit à un jeu de mot pourri par article.

Double-face-palmBon, ceci étant fait, passons aux choses sérieuses.

J’ai – enfin – réparé le chevalet de la guitare classique qui se languissait sur mon établi depuis des mois.

J’ai fait une petite vidéo, que vous trouverez en bas de ce billet, mais parlons un peu de la procédure…

Tout d’abord, il faut retirer les excédents d’ancienne colle et autres salissures qui vont mettre en danger l’adhérence de votre colle à vous. De l’alcool ménager (si la guitare n’est pas coûteuse et ancienne, donc pourvue d’un vernis nitrocellulosique, sinon du pétrole désaromatisé), de l’huile de coude, un ciseau à bois bien affûté et du papier de verre pourront venir à bout de ces gêneurs.

Ne pas oublier de masquer les parties ne devant pas être touchées, avec du scotch de masquage de peintre par exemple.

LA Titebond.

J’utilise une colle bien connue des luthiers, la Titebond, qui a le mérite d’être assez permissive (on peut repositionner pendant quelques minutes), facile à utiliser (les bavures se retirent au chiffon humide) et très solide. Elle est aujourd’hui disponible en France à des tarifs raisonnables. Non, j’ai pas d’action chez eux. Ni chez personne, d’ailleurs.

Si vous êtes puristes, vous pouvez utiliser de la colle de peau, mais c’est moins pratique. Ceci dit, bien qu’elle soit originellement sous forme de cristaux à diluer on la trouve aujourd’hui sous forme directement liquide. Oui, toujours par les mêmes.

Une colle à bois standard pourra aussi faire l’affaire, si vous n’êtes pas trop regardant.

Ensuite, la partie la plus délicate consiste à maintenir le chevalet en place, et là il n’y a pas 50 solutions : il vous faut des serres-joints adaptés.

Quels beaux serre-joints…

Autant vous dire qu’après avoir voulu les fabriquer moi-même, j’ai renoncé par paresse, et j’ai fini par les acheter. Au prix où c’est, ça reste possible.

Attention : quand je les ai commandés chez Luthier Online, les modèle présenté était trop court pour  la rosace d’une classique. Ils ont eu l’élégance de m’en renvoyer de plus adaptés, bravo à eux, et précisez bien pour quel usage ou type de guitare c’est prévu, vous éviterez les déconvenues et les retards.

Le gros truc, c’est qu’il faut un bon point d’appui sous la table, et que les choses se compliquent à cause du barrage.

Pour y remédier, j’ai honteusement pompé les idées de chez Stewmac, que le grand manitou Dan Erlewine explique bien mieux que moi pour le peu que vous soyez anglophone. grosso modo, on triche avec du polystyrène. Oui, c’est expliqué aussi dans ma vidéo qui suit.

Une fois que tout est en place, qu’on a bien serré le chevalet et essuyé les bavures de colle, on laisse sécher le temps recommandé et puis c’est tout !

Attention à ne pas oublier la cale placée sous la table, sinon la guitare sonne moins bien. Ne riez pas, ça m’est arrivé.

Enfin, vous pouvez vous accorder selon les recommandation de mon héros habituel, Didier Duboscq.

La vidéo est disponible par ici, bien que j’explique la même chose dans ma propre vidéo, que voici :

Comme d’habitude, si vous consultez cet article par mail, c’est pas dispo, alors cliquez ici.

Bon week-end prolongé à tous !

 

Encore plus de folie (ou d’ergonomie)

Salut à tous,

je vous ai un peu délaissés cette semaine, mais j’ai de bonnes excuses :

Tout d’abord, j’attendais du matériel pour réparer la guitare classique qui attend depuis des mois, et principalement des serre-joints pour rosace.

très jolis, mais trop courts.

très jolis, mais trop courts.

J’en ai commandé chez luthier-online, hélas ils se sont avérés trop courts pour le chevalet d’une guitare classique (voir photo ci-contre).

Ma déception forte a ému mon fournisseur, qui a eu la grande élégance de m’en envoyer d’autres, plus adaptés, qu’il en soit remercié ici.

Tout de suite, c'est mieux.

Tout de suite, c’est mieux.

Du coup, je vais pouvoir enfin réparer cette guitare que son propriétaire attend depuis longtemps, heureusement que c’était pas urgent…

Ensuite, j’étais en plein mode préparation aux entretiens d’embauche puisque je cherche depuis un moment, et que j’ai enfin des pistes très sérieuses.

De plus, je fais des travaux à la maison, alors j’ai souvent les mains dans l’enduit, la peinture et autres produits ne favorisant pas la frappe sur clavier…

Enfin, je vous renvoie à ma liste d’excuses habituelle pour d’autres raisons tout à fait honorables.

Pour vous faire patienter un peu, voici quelques additifs à l’article précédent sur l’ergonomie, avec d’autres expérimentations en la matière.

On commence soft, avec des guitares dotées d’une forme qui épouse vraiment celle du corps du guitariste : plutôt que de creuser le corps de la guitare là où ça frotte, on crée un corps totalement courbe.

C’est plutôt pas vilain à regarder, et c’est chez Sinuous Guitars. Merci à Ghjulia pour l’info !

(pour les mobiles, voici le lien vers la vidéo)

Ensuite, ben là on sombre dans le plus fou, dans le plus extravagant. Je ne sais même pas par où commencer…

Ce sont les guitares de la marque Teuffel. On commence par la moins extrême, la Niwa.

Même principe que chez Sinuous, la guitare épouse le corps du guitariste.

Bon, c’est pas trop écolo, car ils partent d’un morceau de bois de 10 cm de large, et ils creusent pour obtenir la forme finale. On aime ou pas la forme, mais on ne peut pas retirer l’intention d’ergonomie.

Accès aux aigus facilité par la jonction au corps (seulement 3 vis), facilité de blocage du vibrato grâce à une ruse dans la cavité,  c’est du beau boulot.

D’autres petits détails (revêtement mat, repères sur la tranche du manche phosphorescents, roller nut, mécaniques encastrées dans la tête) renforcent cette recherche forte d’ergonomie.

Allez faire un tour sur leur site, vous trouverez tous les détails concernant cette guitare… ainsi que les autres.

Parlons-en, des autres !

Allez, on part sur la Tesla (ça ne s’invente pas, quand on choisit le symbole de la geekitude, on peut s’attendre à du spécial).

La Tesla (ici le modèle avec du midi en rab), pour les enregistrements à bord de l’Enterprise.

Bon, inutile de vous dire que là, ceux qui jouent avec le pouce au-dessus du manche à la Hendrix vont être un poil gênés.

Corps sans tête, accordage au chevalet, accès aux aigus total. La guitare est pensée pour favoriser le travail assis en studio (d’où la barre du bas pour s’appuyer sur la cuisse), et supprimer toute forme de sons parasites, disent-ils.

En ce qui me concerne, je trouve qu’ils ont surtout supprimé toute forme de sex-appeal et/ou d’attitude.

Allez, on passe au pir… à la forme la plus surprenante, j’ai nommé la Birdfish. Parce que les deux pièces d’aluminium à l’arrière ressemblent respectivement à…? Oui, bien joué Jessifer : un oiseau et un poisson.

C’est un oiseau? C’est un poisson? Non, c’est la Birdfish !

Bon, là, on est dans l’extrême, le plus configurable, le plus geek, le plus chromé, le plus réfléchi possible.

Probablement le moins sexy aussi, mais c’est un autre débat.

Les micros sont remplaçables à la volée, on peut adapter au quart de poil leur placement, on peut incliner le truc en métal qui accueille les contrôles à sa guise, et on peut donner un caractère tonal à la guitare en changeant les « tonebars » (les deux gros machins ronds de couleur), ce qui modifierait la tonalité de la guitare.

la réglette sur laquelle glissent les micros.

Bon, nous ne nous insulterons pas ici en lançant l’interminable débat à propos de l’influence du bois du corps sur la sonorité de la guitare électrique, il y a d’autres lieux pour cela.

Je vous laisse aller faire un tour sur leur site pour voir tout ce qui concerne cette guitare improbable, qui a au moins l’avantage de surprendre, et de permettre de tester tout un tas de possibilités.

Bon, si vous n’y tenez pas, et souhaitez voir ce trois extraterrestres en action, voici une petite vidéo qui vous les présente toutes les trois.

Oui, c’est énorme.

Mais c’est aussi en anglais, fallait pas rêver les amis 😉

Allez, c’est tout pour l’instant, bon lundi de Pâques à tous !

 

L’intonation, c’est important aussi.

Oui, l’intonation, c’est important. Tout comme la ponctuation, qui guide l’intonation. Un exemple?

« C’est l’heure de manger les enfants »

 
Cette phrase, sans ponctuation particulière, peut être dite d’un ton assez neutre et sur un rythme est assez mou, et son contenu n’en semble que plus singulier.

Alors que :

« C’est l’heure de manger, les enfants »

 
est dite sur un rythme, et avec une intonation bien différente, tout ça grâce à une petite virgule.

On comprend qu’il manquait peut-être un truc à la 1ère phrase, à moins d’être un poil psychopathe ou d’avoir pris un peu trop au sérieux les contes de Perrault (par souci d’honnêteté, je tiens à signaler que j’ai odieusement pompé cet exemple et ses illustrations par ici).

Bon, revenons à nos moutons. L’intonation, donc, est importante dans la langue parlée.

Il se trouve qu’elle l’est aussi dans le monde de la guitare.

C’est en effet ce qui va permettre à votre instrument d’être le plus juste possible sur toute l’étendue du manche.

Sur certaines guitares, cette intonation ne peut être réglée car le chevalet est fixe comme sur les guitares acoustiques en règle générale.

Sur d’autres, on peut jouer sur la longueur de la corde vibrante en ajustant les pontets du chevalets, c’est ce que nous explique la vidéo du jour, que vous pourrez trouver par ici pour les mobilophiles, ou ci-dessous pour les ordinateurophiles. Non, ça n’existe pas.

Vous y trouverez aussi quelques explications sur la manière de s’accorder avec… un accordeur, bravo.

Je vous souhaite un week-end bien sympa, et je retourne profiter de la piscine intérieure que je viens de me faire construire avec les royalties de ce blog, qui a un succès fou.

Un vieux projet refait surface…

Salut à tous !

Je viens de retomber sur la série de photos que j’avais prises lors de l’intégration des entrailles d’une Variax 300 (Line6) dans une mignonne petite Peavey (une Generation EXP Custom, un genre de Telecaster survitaminée aux Piezo).

Et je me dis : c’est sûrement un de mes projets les plus ambitieux aujourd’hui. Alors je vais vous faire partager la genèse de cette petite bête, et je vais me repencher sur la belle, puisque les potards que j’avais assemblés pour faire cohabiter le système Variax ET des micros standard commencent à fatiguer, il va me falloir les refaire.

Bon quelques photos pour vous faire patienter…

la Peavey originale (la photo n'est pas de moi)

la Peavey originale (la photo n’est pas de moi)

Des potentiomètre réalisés par Bibi

Des potentiomètre réalisés par Bibi

Utilisation astucieuse d'une gomme pour caler le bousin...

Utilisation astucieuse d’une gomme pour caler le bousin…

Une plaque en alu faite sur mesure...

Une plaque en alu faite sur mesure…

Voilà, voilà. Ça n’intéressera que les plus geek d’entre vous, mais après tout, il en faut pour tous les goûts, non?

La semaine prochaine, on, continue les réglages de la Strato 🙂

A l’action !

Voui, c’est un jeu de mot pourri.

L’action, c’est la hauteur des cordes. Par rapport à quoi? Ben par rapport au manche, ou encore plus précisément par rapport au sommet des frettes.

Tout est dit dans la vidéo que je vous livre ici.

 

C’est parfois un peu confus, mais c’est de l’impro !

Je vous récapitulerai tout ça dans un prochain article, avec tous les chiffres, tous les trucs et le reste, dès qu’on en aura fini.

La semaine prochaine, on rendra la guitare plus juste, car j’aime la justice.

Oui, la justesse aussi.